Wednesday, December 13, 2017

Cinema | Movies I've seen #14 (November 2017)

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Après une petite quinzaine de jours d'absence sur le blog, je reviens avec un article cinéma dans lequel je partage avec vous mon avis sur les films que j'ai vu au mois de novembre. N'étant plus stagiaire et donc assez libre de mon temps, j'en ai d'autant plus profité pour aller au cinéma. Le post est assez long, je vous souhaite donc une bonne lecture! 

02/11 : Heat and dust (Chaleur et poussière) de James Ivory. Si vous ne connaissez pas ce réalisateur, permettez-moi de vous le faire découvrir en quelques mots : James Ivory est franco-américain (ce que j'ai appris en écrivant ces lignes) et le thème qui l'intéresse le plus c'est la société anglaise victorienne dont il aime faire le portrait dans ses oeuvres (j'étais d'ailleurs persuadée qu'il était anglais). Parmi ses films les plus connus il y a : Quartet (1981) avec Isabelle Adjani; Chaleur et poussière (1983); Chambre avec vue (1986) avec une Maggie Smith et une Helena Bohnam Carter encore très jeunes mais aussi Daniel Day-Lewis et Judi Dench; Maurice (1987) avec le seul et l'unique Hugh Grant; Retour à Howards End (1992) et Les vestiges du jour (1993). Films à costumes, films aux brochettes d'acteurs plus connus les uns des autres, films pleins de richesses, richesse matérielle mais richesse de mise en scène notamment. J'avoue que de tous les films que j'ai vu de lui, Heat and dust est sûrement celui que j'ai le moins aimé. L'histoire se déroule sur deux époques : dans les années 20 aux Indes britanniques puis en Inde toujours, à Satipur, en 1982. La petite nièce du personnage principal des années 20, revient sur ses traces pour découvrir ce qui lui est arrivé. Si vous aimez les femmes style Madame Bovary en Inde et les flashbacks : ce film est fait pour vous (je ne sais pas si ma façon de vous vendre ce film est la plus efficace).

07/11 : Pour le réconfort de Vincent Macaigne. Vincent je t'aime mais là j'avoue m'être légèrement ennuyée pendant ton film et avoir trouvé l'expérience de le regarder un peu pénible. J'ai trouvé qu'il y avait des propositions vraiment intéressantes (en terme de cadrages, de situations, de dialogues) et que le propos de ton film est véridique et important, cependant cela m'a paru très politique et tu m'as parfois perdue. Par moments aussi, l'image est si affreuse que ça m'a fait mal aux yeux et encore ça je te l'excuse parce que je comprends que ce qui t'intéresse ce n'est pas "l'esthétique" mais ce que tu racontes, ce que tu veux dénoncer. Toutefois, la vision de ton film n'est pas ce que je pourrais qualifier d'agréable et selon moi, quand on va au cinéma on a tout de même envie de passer un "bon" moment. Ton film serait donc plutôt à voir chez soi qu'en salles. Je suis allée au cinéma en tout cas pour le découvrir et je ne regrette pas. Vous avez de l'avenir mon cher, n'en doutez point!

07/11 : Les trois frères de Didier Bourdon et Bernard Campan. Oui je l'avoue, je n'avais jamais vu ce film alors que je suis une grande fan des Inconnus. Grâce à Netflix cependant, j'ai enfin pu le voir! J'ai trouvé ça drôle bien qu'assez invraisemblable (depuis quand une femme laisse son fils seul pendant des jours, qu'une autre accueille trois "inconnus" chez elle etc...). Ce n'est pas un grand film mais je ne pense pas qu'il en ai la prétention, ça se regarde, ça fait rire et c'est parfois tout à fait suffisant! 

08/11 : A beautiful day de Lynne Ramsay. Je suis encore perplexe par rapport à ce film... Ce que je peux dire en tout cas, c'est que je ne suis absolument pas d'accord avec ce qu'il y a écrit sur l'affiche : "Le taxi driver du 21ème siècle". Certes Joaquin Phoenix est exceptionnel (je l'ai préféré dans Her personnellement...) mais impossible de le comparer à Robert de Niro. L'histoire est sûrement ce qui m'a le plus dérangée dans ce film (quand on sait en plus que le film a remporté le prix du meilleur scénario à Cannes, ça fait bondir de son siège encore davantage). Pour moi il s'agit d'un épisode, d'une journée de la vie d'un homme pas comme les autres. Il n'y a ni d'avant, ni d'après. On ne sait pas vraiment qui il est à part qu'il fait sa propre justice (en étant payé pour quand même). Difficile de s'attacher à un personnage qui ne parle pas et dont on ne connait ni l'histoire, ni le but. Meh...

09/11 : Jalouse de David et Stéphane Foenkinos. C'était marrant de voir Karin Viard sur grand écran après l'avoir côtoyée presque tous les jours pendant deux mois (laissez moi me la péter deux secondes svp merci). C'est une actrice que j'aime beaucoup et que j'ai apprécié dans différents films (Delicatessen, Les randonneurs, Le rôle de sa vie) et pourtant c'était la première fois que j'allais la voir au cinéma. Bien qu'il y ait quelques failles au niveau du scénario, j'ai passé un bon moment et j'ai trouvé la tentative de faire comprendre aux personnes non-jalouses ce que c'est d'être jaloux assez réussie. 

12/11 : Les femmes du 6ème étage de Philippe Le Guay. Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film 1. parce que j'adore Luchini 2. parce que j'avais bien aimé Alceste à bicyclette du même réalisateur (avec le grand Fabrice notamment). 3. parce qu'on m'en avait dit du bien. Quand j'ai vu qu'il passait à la télévision, je me suis dit que c'était l'occasion. Alors oui je l'admets, je l'ai regardé sur mon ordinateur en mangeant mon diner mais cela ne m'a pas empêcher de l'apprécier! J'ai été un peu déçue par la fin mais dans l'ensemble c'est un joli petit film.

16/11 : M de Sara Forestier. COUP DE COEUR ABSOLU du mois. Ce film c'est ce que j'attend de voir au cinéma : de l'émotion, de l'émotion et encore de l'émotion! M c'est l'histoire d'une première grande histoire d'amour : l'amour fou, l'amour passionnel, l'amour coup de foudre. Alors oui je suis une grande romantique et j'étais (peut-être) pré-destinée à être touchée par ce film mais ce n'est pas seulement parce que cela parle d'amour que je suis comblée, j'avais d'ailleurs quelques craintes vis-à-vis du film avant de l'avoir vu (la peur du cliché surtout). Ce que j'aime dans la réalisation de Sara Forestier c'est que tout est juste. Autant vous dire que j'ai pleuré presque tout le long tellement j'étais émue par ce que je voyais. Pour un premier film je dis chapeau l'artiste! 

16/11 : Jeune femme de Léonor Sérraille. Je suis allée voir ce film juste après avoir vu M et je me dis, avec du recul, que je n'aurais peut-être pas dû... Je ne savais rien de l'histoire avant d'entrer dans la salle, c'est l'affiche, que je trouvais belle, qui m'a donné envie de voir Jeune Femme (de toute façon dès qu'il y a des roux je suis attirée c'est comme ça). Je n'ai pas pas aimé le film, je n'ai juste pas été aussi touchée que celui que j'avais vu avant. Il y a quelque chose chez Laetitia Dosch qui est vraiment intriguant : son regard, son jeu, sa personne. Toutefois, le personnage qu'elle interprète n'est pas particulièrement "aimable", pour lequel on a de l'empathie. En effet, c'est un peu le stéréotype de la jolie fille qui n'a pas envie de travailler mais qui veut vivre une vie de luxe, une enfant gâtée qui n'a pas grandi et qui ne compte pas le faire et c'est sûrement ça qui m'a un peu dérangée. Sinon j'ai quand même trouvé qu'il y avait vraiment pleins de bonnes choses (toutes les séquences avec la mère sont très touchantes, la séquence chez la gynécologue est géniale ainsi que celle à l'hôpital au début) mais le tout n'est pas assez bien équilibré. J'avoue avoir été déçue par la fin qui interrompt le film assez abruptement selon moi. Après, c'est un premier long métrage là aussi ce qui peut expliquer certaines "gaffes". J'ai tout de même hâte de voir la suite de la carrière de cette réalisatrice et vous encourage à voir son film.

17/11 : Simon et Théodore de Mikael Buch. J'ai été agréablement surprise par ce film que j'aimerais comparer à un "petit doudou qu'on a envie d'enlacer". L'histoire est originale et pourtant assez simple : c'est la rencontre entre deux personnes qui n'ont, à priori, rien en commun et qui vont passer un moment ensemble et apprendre l'un de l'autre. Ce que j'ai adoré aussi c'est la merveilleuse utilisation du format 1,33 (4/3) qui permet de superbes portraits. Si je ne sais pas vraiment quoi penser de Félix Moati (je trouve que c'est un bon acteur mais il y a quelque chose qui me dérange chez lui) j'ai beaucoup aimé Nils Othenin-Girard à qui je souhaite un bel avenir en tant que comédien! À voir!

18/11 : Maryline de Guillaume Gallienne. J'avais, comme beaucoup de français, été bluffée et émue par le premier film de Guillaume Gallienne "Les Garçons et Guillaume, à table!" sorti en 2013 et dont je vous avait d'ailleurs parlé dans cet >> article <<. J'attendais donc de cette nouvelle oeuvre qu'elle me provoque à nouveau pleins de jolies émotions; QUE NENNI! Je ne vais pas m'attarder longtemps sur cette critique : j'ai détesté. J'ai trouvé l'histoire inintéressante au possible, je ne me suis absolument pas attachée aux personnages, je n'ai pas non plus aimée Adeline D'Hermy (qui est sûrement excellente au théâtre mais qui au cinéma, ne m'a rien fait ressentir). Le seul point positif du film selon moi c'est le petit rôle de Vanessa Paradis, que normalement je n'aime pas beaucoup, mais qui là, m'a épatée par sa justesse de jeu. 

19/11 : Gaga : Five foot two de Chris Moukarbel. Je ne suis pas une grande fan de la musique de Lady Gaga mais j'admire le personnage, la personne. J'avais hâte d'en découvrir un peu plus sur sa vie, son intimité. Au final, j'avoue que ce documentaire m'a un peu déçue... À part la voir pleurer, beaucoup, on n'apprend pas grand chose. Tout le propos c'est qu'être une superstar ça a un prix : la solitude. Je ne pense pas être la seule en affirmant que je le savais déjà. Enfin bref, les moments capturés d'elle en train de travailler avec Mark Ronson sont intéressants ainsi que ceux où elle s'adresse à son équipe de danseurs. Je ne sais pas vraiment quoi dire d'autre... 

19/11 : Le musée des merveilles de Todd Haynes. Selon moi, il s'agit d'un "objet cinématographique" comme j'aime les appeler. Le film est presque muet : il y a très peu de dialogues et la musique est omniprésente ce qui produit un effet assez particulier sur le spectateur. J'ai eu le malheur d'être assise devant un enfant et une mère qui lui expliquait tout ce qui se passait à l'écran, ce qui était, vous l'imaginez TRÈS TRÈS agaçant. Sinon j'ai bien aimé l'ambiance générale du film. En sortant du cinéma, j'ai eu l'impression d'avoir vécu une expérience, un moment entre parenthèses dans ma journée (je sais pas si c'est clair ce que je dis). Je n'ai pas trouvé le scénario exceptionnel mais je ne peux pas dire non plus que l'histoire est inintéressante. Joli film.

20/11 : Borg McEnroe de Janus Metz. Je n'ai jamais joué au tennis de ma vie et je ne suis pas sûre que je le ferai un jour. Je n'ai jamais regardé de match de tennis non plus parce qu'on a essayé de m'expliquer une fois les règles et ça m'a paru très compliqué et pourtant! J'ai vraiment beaucoup aimé ce film! J'ai été prise dans l'histoire et jusqu'au bout j'étais à fond. J'ai trouvé les deux acteurs vraiment excellents et j'ai été, une fois de plus, impressionnée par Shia Laboeuf (que j'avais adoré dans American Honey dont je vous parlais >> ici <<). Bref, un bon film!

20/11 : Ensemble, c'est tout de Claude Berri. J'ai regardé ce film une fin d'après-midi parce qu'il est sur Netflix. C'est "mignonnet" mais pas de là à déplacer des montagnes. J'ai trouvé le début assez long et la fin très rapide. J'ai bien aimé le personnage joué par Laurent Stoker qui est très attendrissant mais je n'ai pas été transcendée par l'ensemble il faut le reconnaître.

21/11 : Chavela Vargas de Catherine Gund et Daresha Kyi. Je ne connaissais pas cette chanteuse avant de voir ce documentaire lui étant consacré. J'avais entendu une de ces chansons (Si no te vas) dans le dernier film de Pedro Almodovar (que j'adore) mais je n'aurais pas pu mettre un nom sur la voix. J'ai donc trouvé ça très intéressant de découvrir son parcours, sa vie, qui a été assez tumultueuse. Même si le documentaire n'était pas incroyable, je suis très heureuse d'avoir fait la découverte de cette grande chanteuse!

21/11 : Tout nous sépare de Thierry Klifa. Ce film, c'est tout ce que je n'aime pas. Une histoire tirée par les cheveux, des personnages auxquels on ne s'attache pas et le sentiment d'avoir perdu son temps en sortant de la salle. J'y suis allée avec un ami un mardi soir à l'improviste et nous avons plutôt regretté notre choix je ne vais pas vous mentir. Même la musique originale, composée par Gustavo Santaolalla (dont j'admire le travail) n'était pas particulièrement réussie. Dommage surtout que le casting était intéressant sur le papier... 

22/11 : La montagne entre nous de Hany Abu-Assad. Idris Elba et Kate Winslet perdus dans la montagne : qui ne veut pas voir ce film je vous le demande?! Parce que oui, parfois, ça fait du bien d'aller voir des films qui ne finissent pas mal (#spoil). Je suis allée le voir un soir avec une amie et on a passé un bon moment (Idris Elba et son accent anglais y sont en grande partie responsable on va pas se mentir). Bref, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais c'est un film qui se laisse bien regarder par ce temps hivernal, sous sa couette avec un thé bien chaud et des petits biscuits. 

23/11 : Justice League de Zack Snyder. Je suis allée voir ce film avec ma cousine (qui est fan de Marvel et donc n'aime pas les films de DC) et nous nous sommes vraiment bien amusées. Pas parce que le film était comique mais parce que c'était nullissime donc drôle. Au niveau des dialogues on a le droit à des perles comme Loïs Lane qui dit à Batman "Tu sens bon" et lui qui répond "Pas avant?" (parce qu'il est mort en fait et il revit - oui c'est un énorme spoil mais bon c'est pas non plus fou -). Mon conseil : ne perdez pas votre temps et passer votre chemin.

24/11 : Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos. Je n'avais pas particulièrement aimé The Lobster (le film précédent du réalisateur) mais il m'avait marqué et j'avais trouvé intéressant le concept, l'univers. Malheureusement, le "charme" n'a pas opéré sur moi avec ce nouveau film. Le scénario est assez vide et je n'ai ressenti absolument aucune émotion en le voyant. Meh...

29/11 : Le salaire de la peur de Henri Georges Clouzot. À l'occasion des 30 ans du cinéma Max Linder Panorama à Paris, était organisé une semaine de diffusion de films d'anthologie dont celui-là. J'ai donc sauté sur l'occasion pour le découvrir parce que je ne l'avais jamais vu et qu'il était sur ma très longue liste de films à voir. Pour une claque, ce film en est une sacrée grosse! Une mise en scène maitrisée à la perfection avec un suspense qui n'a l'air de jamais en finir, des acteurs charismatiques : cette oeuvre est d'une qualité assez incroyable. Des films comme on n'en fait presque plus (si ce n'est plus), un essentiel du cinéma français intemporel, à voir et à étudier. 


Voilà donc pour ce mois de novembre : beaucoup de films français, des films que je n'ai pas aimé et un gros coup de coeur qui fait plaisir! J'espère que cet article vous a plu (malgré sa longueur) et qu'il vous aura donné envie de découvrir certaines des oeuvres présentées. Je vous souhaite à tous un bon week-end et vous embrasse chaleureusement!

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